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Étudiants français, ne partez pas faire vos études de médecine avec GEDS !!

Ce que GEDS vous cache lors du recrutement

Ancien étudiant en médecine, j’ai été confronté aux méthodes peu scrupuleuses de GEDS. Les Grandes Études Européennes de Santé est un organisme qui permet aux étudiants français de suivre des études de santé dans des établissements portugais. Voulant devenir dentiste...

Depuis mon plus jeune âge, la science, et plus particulièrement, la médecine me passionne. Je vois encore le regard rempli de fierté de mes parents lorsque je leur ai annoncé que je voulais me lancer dans des études de médecine et devenir dentiste. Ils me voyaient déjà, et moi aussi, ouvrir mon propre cabinet dentaire et aider les patients dans leurs soucis quotidiens.

Bille en tête, j’ai donc axé tout mon parcours scolaire autour des sciences. Acharné de travail, je décroche le diplôme national du brevet avec mention « très bien ». J’enchaîne ensuite sur une Seconde Générale avec l’objectif de passer un BAC S à la fin du lycée. Bien que le cap à passer entre le collège et le lycée soit grand, grâce à mon application, les bonnes notes sont toujours au rendez-vous. J’intègre donc une Première Scientifique et à la fin de la Terminale, je passe le baccalauréat. Toujours à force de travail, je décroche le Graal avec mention « très bien » et félicitation du jury. 

Je me dis que ma voie est donc toute tracée. Direction la faculté de médecine, mais c’est là que tout se gâte…

Mon parcours d’étudiant en médecine en France

Bien sûr, avant d’intégrer la faculté de médecine, je savais que ces études étaient difficiles et demandaient énormément d’investissement. Je m’y étais pourtant préparé tout au long de ma scolarité. Je savais aussi que le parcours était long. Pour devenir dentiste, il faut au moins compter 6 années d’études à l’université voire 9 pour ceux qui souhaitent se spécialiser. C’était mon cas.

Pour prétendre à devenir dentiste, il faut suivre un cursus de chirurgie dentaire ou d’odontologie. Il débute avec la PACES (première année commune aux études de santé). D’autres alternatives existent, mais je vous en parlerai plus loin. Cette première année de médecine est réputée comme étant l’une des plus dures de l’enseignement supérieur, notamment à cause du numerus clausus. Ce quota limite le nombre de places ouvertes au concours fixé chaque année par l’État. Il est souvent remis en cause par les syndicats d’étudiants et je comprends maintenant leur position. Une fois ce cap passé, les étudiants admis en deuxième année sont affectés dans l’une des 16 UFR (unités de formation et de recherche) d’odontologie en fonction de leur académie.

Les trois premiers mois se passent relativement bien. Etant quelqu’un de déterminé et de sérieux, je m’applique dans mon travail et je parviens à engranger les connaissances. Mais très vite, je ressens un malaise. Le concours de la PACES et le numerus clausus instaure une certaine compétition entre les étudiants. Certains sont même prêts à tout pour écraser les autres. Cette pression s’est accumulée au fil du temps et le jour du concours, j’ai perdu tous mes moyens. Pourtant très bon élève, j’échoue pour la première fois à un examen et je me vois refuser l’entrée en deuxième année. Mon rêve de devenir dentiste s’envole donc.

Deux options se présentaient donc à moi : retenter une autre année de médecine pour repasser le concours de la PACES ou faire des études médicales à l’étranger. Un ami m’avait parlé de cette alternative. Je me suis donc renseigné et je suis tombé sur le site de GEDS (Grandes Études Européennes de Santé). J’ai passé un certain temps à éplucher leur site internet pour voir quels services l’organisme proposait. Entre les formations de kiné au Portugal et de pharmacie, j’ai trouvé mon bonheur : des études de dentiste au Portugal. Enfin, c’est ce que je pensais…

GEDS : la désillusion

Après avoir échoué au concours de la PACES en France, j’étais prêt à tout pour réussir à devenir dentiste. Des études à l’étranger ne me faisaient donc pas peur, surtout que GEDS précise sur son site que la première année, les cours sont délivrés en français et que des cours de portugais sont prévus pour vivre le reste de sa scolarité sereinement. De plus, le cursus proposé par GEDS mène à l’obtention du diplôme en Odontologie, exactement ce que je voulais faire. Il est même indiqué sur leur site qu’en plus d’une formation théorique, les étudiants ont l’opportunité de faire de multiples stages en clinique générale dentaire, en santé orale communautaire et en clinique hospitalière. Tout pour me séduire et me redonner foi dans les études médicales. Pourtant ce fut la désillusion.

Un service faussement gratuit

Je me suis principalement tourner vers GEDS car sur leur site internet on peut lire, dans la partie « Qu’est-ce que GEDS ? », la réponse à cette question : « Dois-je payer quelque chose à GEDS pour m’accompagner dans ma candidature et pour postuler par leur intermédiaire ? ». Il répond clairement : « Non, GEDS est totalement gratuit pour les étudiants. »

Rassuré, car les études à l’étranger coûtent déjà bien assez chère comme ça, j’ai décidé, avec l’accord de mes parents, de me lancer dans l’aventure. Le processus d’admission passait d’abord par des entretiens d’admission à Paris en présence du directeur scientifique et pédagogique, Dr Erick BOCCARA, qui exerce la profession de chirurgien-dentiste à Paris, et un responsable du recrutement de GEDS. Ils ont étudié mon dossier, m’ont fait passé des tests et m’ont directement orienté vers des études au Portugal. C’est là que j’ai rencontré mon premier problème avec GEDS.

Bien que sur leur site il soit précisé que leurs services sont gratuits, ils m’ont demandé de débourser la somme de 1500 € pour un service inutile. En effet, j’ai appris plus tard qu’il était possible de postuler directement et librement dans toute université ou école de santé portugaise pour s’y inscrire. De plus, il n’y a pas de discrimination par rapport à la nationalité. Pris dans l’engrenage, j’ai tout de même versé cette somme, mon rêve en tête, mais les problèmes ne se sont pas arrêtés là…

Des universités annoncées comme prestigieuses

Ensuite, sur son site internet, GEDS fait croire qu’il recrute pour des « Universités prestigieuses », c’est-à-dire « l’Université CESPU » et « l’Université Egas Moniz ». Or, le CESPU est une coopérative d’enseignement supérieur et non pas une Université de Kinésithérapie et EGAS MONIZ est un Institut universitaire des sciences de la santé et non pas une Université en Médecine dentaire.

De ce fait, je me suis fait doublement trompé : j’ai payé pour un service inutile et je me retrouve inscrit dans une école qui n’est pas réellement une université.

En effet, au Portugal, les établissement d’enseignement supérieur peuvent être habilité à donner des formations en kinésithérapie et en sciences de la santé, sans être des universités. En effet, j’ai appris que dans ce pays, seuls les établissements ayant reçu une habilitation spéciale qui dépend du nombre d’enseignants titulaires d’un Doctorat peuvent être appelés universités.

Malheureusement, tous ces détails, je les ai appris plus tard, quand il était trop tard.

Une inscription dans une autre formation

Délesté de 1500 €, je me suis aussi retrouvé dans une autre formation. En effet, GEDS a prétendu m’inscrire à une première année de dentaire, alors qu’il existe aussi un numerus clausus au Portugal. Ce que je voulais éviter en France me suivra donc au Portugal ? Non.

Même avec des notes excellentes au BAC je n’ai pas pu m’inscrire directement en dentaire et je me suis retrouvé en sciences médicales, une sorte d’année préparatoire pour entrer ensuite dans une véritable filière d’odontologie. GEDS m’a donc certifié que j’étais inscrit en première année de dentaire et donc que mon inscription en deuxième année était garantie. Or, ce n’était pas le cas. De plus, ils ne m’ont pas précisé qu’il fallait aussi passer un examen en deuxième année après avoir validé la première.

En résumé, tromperie et désillusion sur toute la ligne. Pour éviter de revivre la même situation qu’en France, j’ai quitté ces études de dentiste au Portugal. Résultat : je me retrouve sans rien, obligé de me réorienter, sans compter le temps et l’argent perdus. Ne faites donc pas appel à GEDS pour faire vos études de médecine, dentaire ou de kiné au Portugal.